Gorëme-Cappadoce-Turquie
Bien le bonjour!
Si je ne me trompe pas, les chaleurs de l'été du Québec commencent tranquillement à laisser la place à la température plus fraîche de l'automne. C'est aussi le cas pour nous, présentement à Gorëme en Cappadoce, à plus de 1000m d'altitude. Région tout à fait remarquable et unique au monde.
Cependant, pour s'y rendre, ce fut 5 jours intenses de vélo. En quittant la côte, nous avons rapidement constaté que le décor était complètement différent. Le bleu de la mer a été remplacé par un jaune aride des champs de blé sec, puis le vert des arbres côtiers par le gris des montagnes. Sur ce segment de 550km, nous avons rencontré à la fois les routes les plus plates et les plus abruptes du voyage jusqu'à présent.

Épicerie au bord de la route, question d'avoir assez de bouffe pour les 3 prochains jours.

Une chaîne de montagnes (les monts Taurus) a été sur notre chemin pendant plus de 200 km. Ici, ce n'était que le début, mais tellement facile à contempler.
Les campings improvisés ont été au menu...

On ne pouvait camper plus près de la mosquée, après avoir, évidemment, demandé la permission. Le chant religieux retentissant des hauts parleurs égalait sans aucun doute les décibels d'un show des Stones tellement nous étions près. Toutefois, l'ambiance était plus calme, voir même magique!

Sinon, les traditionnels stations services sont demeurés un choix très efficace. Ici, c'est directement dans une place de stationnement que nous avons dormi. "On a pas eu de ticket, on avait une vignette!".

Wow!!! Les montagnes, on arrive!

Le sommet (routier) de la montagne tout en haut. De 0 à 1825 mètres d'altitude en 2 jours (avec un dénivelé positif de 3425 mètres).

En guise de récompense, le pot de Nutella a été pris d'assaut.

De bonnes descentes et encore quelques bonnes montées, mais surtout un accotement de rêve (c'était plus large que la route)!!!
Nous sommes arrivés à Konya, situé de l'autre côté des montagnes, après une descente incroyable. Cette ville, réputée pour son aspect conservateur et très religieux, est un endroit de pèlerinage pour de nombreux musulmans. Les femmes y sont davantage voilées, il est difficile d'y trouver de l'alcool et le repos du vendredi est respecté (tout était fermé, même l'ensemble des hôtels).

Le port du voile est obligatoire pour la visite des mosquées.

Paysage urbain de Konya. Tout au fond, avec le toit en dôme, le poste de police.

Petite pause teintée de la culture turque : jeu de Backgammon en sirotant le thé (nous commençons à être de vrais bons turcs). Plus tôt dans le voyage, un cousin français, Grégory, nous a montré à jouer au Backgammon. Bon o.k., Cath mène présentement 8 à 3 dans les parties, mais les séries sont encore loin.
Après un court séjour à Konya, nous avons repris la route pour atteindre le point final de cette traversée : la Cappadoce. Mais juste avant d'arriver à cette région, nous avons pédalé sur une route encore jamais vue en Turquie : un terrain tout plat qui a donné un répit à nos jambes. Ce sont des conditions parfaites pour voyager en pensées.


Ce ruban noir traversant ces terrains jaunâtres font de nous des êtres si petits et si grands à la fois.

Un tour du chapeau! Hé oui, 3 crevaisons sur le même pneu en même temps. Je me suis vu décerné la première étoile Molson de cette journée!
Puis tout à coup, après cette steppe anatolienne, il nous est arrivé un décors sorti de l'ordinaire...

Le village de Uçhisar nous a accueilli avec ce paysage complètement magique. Un tableau surréaliste qui nous disait:
''Bienvenue en Cappadoce''. Nous passerons au moins une semaine en Cappadoce, il y a trop de choses à faire ici.
À bientôt.
Catherine et Roger
p.s.: On s'est payé une folie des plus uniques, une première pour tous les deux, mais on vous en reparle que dans le prochain blog, il faut bien un peu de suspense.